Thème 10 : Quelle agriculture dans un futur bas carbone ?

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Question 3) Avez-vous des commentaires généraux ou particuliers sur ces questions portant sur la transition du secteur agricole ?

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  • Vers une agriculture plus écologique, plus sociale

    x--ben - 27 Novembre 2021 - 12h54

    Il est nécessaire que les aides aux agriculteurs soient conditionnées à de réels engagement environnementaux afin d'accompagner les agriculteurs dans l'évolution de leur exploitation vers des systèmes plus vertueux. Il est important que les exploitations de petites tailles soient favorisées par rapport aux grandes exploitations souvent plus intensives. Les systèmes en AB, plus vertueux, doivent être favorisés par rapport à d'autres certifications moins ambitieuses (HVE par exemple). Les agriculteurs doivent être sensibilisés aux enjeux du carbone et être accompagnés dans des projets labellisés bas carbone sans pour autant être instrumentalisés par les investisseurs.
  • Sobriété puis efficacité

    Nils - 24 Novembre 2021 - 08h06

    Il faut d’abord consentir à réduire notre consommation (et notre production aussi, bien sûr), en particulier celle de viande, très consommatrice en ressources. Ensuite, il faut améliorer l’efficacité de nos systèmes de production : pour cela, développer l’agriculture d’intérieur, dans un environnement maîtrisé (qui occuperont beaucoup moins de surface, et nécessiteront moins de densité).
  • Le retour à la terre ?

    Eloi - 19 Novembre 2021 - 12h13

    Les énergies fossiles ont permis de démultiplier nos rendements agricoles. Paradoxalement, l'utilisation à outrance de ces énergies pourrait causer des famines mondiales. Pour moi, nous devons réformer le système agricole en modifiant à la fois notre production et notre consommation. Diminuer toujours plus l'utilisation des phytosanitaires et engrais chimiques, limiter au maximum les transports, agir sur les pertes monstrueuses tout au long de la chaîne, abandonner les monocultures, favoriser la biodiversité, réduire notre consommation des produits carbonés et gourmands en m²... Sobriété choisie, plutôt que pauvreté subie.
  • une agriculture bio ou équivalente

    EmelineV - 16 Novembre 2021 - 18h43

    Il n'y a pas d'alternative! une agriculture non industrielle, au contact de la terre, des champs, des hommes, sans pesticides, sans ogm, sans alimentation importée, ... les solutions sont connues concernant les pratiques agricoles. Revenir à la polyculture élevage permettant à l'échelle d'une ferme ou d'un GAEC, de bénéficier de l'apport des intrants animaux, de la rotation des cultures, de la résilience apportée par la diversité des cultures dans un monde ou l'aléa climatique sera de plus en plus important. Permettre la diversité des semences, sortir du système des catalogues de semences autorisées pour revenir aux semences paysannes, laisser les agriculteurs avoir un minimum d'autonomie en somme, en diffusant largement l'information sur le bénéfice de telle ou telle variété ou avoir un maximum d'adaptation au contexte local, et plus une unique variété de patates produite sur toute la France au motif qu'elle se transforme bien en frite industrielle. Il faut également sortir l'agriculture du système de marché libéralisé qui ruine l'ensemble des paysans sur la planète, confronter les organismes internationaux à leurs contradictions entre la nécessité de réduire l'empreinte carbone du secteur et la généralisation des accords de libre échange qui mettent en concurrence les produits alimentaires produits à des milliers de km. Sortir de la fixation des prix par les marchés, revenir aux circuits courts, protéger la production agricole qui n'est pas une production comme les autres, mais bien la production de base d'une société. Garantir le libre accès à tous à une alimentation de qualité, nécessairement plus chère, par une sorte de sécurité sociale, avec pourquoi pas des quotas afin de garantir l'accès à tous à l'ensemble des productions, y compris les productions animales qui seraient raréfiées, et afin d'éliminer le gaspillage alimentaire, mais aussi avec des bons alimentaires fléchés sur les produits de qualité, bio ou équivalent, pour que l'alimentation ne dépasse pas une fraction, à déterminer, du budget d'un ménage. L'incitation ne suffira pas à mettre la société en mouvement de façon suffisamment rapide et efficace pour répondre à l'urgence climatique et environnementale actuelle, la loi devra réglementer les productions et les consommations.
  • L'agriculture est au coeur de la transition écologique

    Helene Grosbois - 16 Novembre 2021 - 12h34

    Le rôle et la place de l’agriculture est fortement sous-estimée en occident. L’agriculture est la base de toutes les civilisations. Beaucoup d’occidentaux urbains, déconnectés du vivant oublient littéralement qu’ils dépendent entièrement du monde vivant et non pas de l’industrie ou des services. N’ayant généralement par ailleurs jamais eu faim et soif, ils sous-estiment mécaniquement l’importance de l’agriculture, ce qui explique sans doute le désintérêt général pour ce sujet. L’alimentation et l’eau sont considérées comme acquises par beaucoup dans notre pays. Pourtant, la transition écologique est principalement une transition agricole, l’agriculture étant la clé de voute des civilisations et au coeur des sept les grandes plaies écologiques : épuisement des océans, déforestation, pollution de l'air, de la terre et de l'eau, la raréfaction de la ressource en eau, 6ème extinction de masse, effondrement des rendements agricoles et enfin le largage de gaz à effet de serre lors des labours et de méthane au travers de l’élevage. Il faut se tourner vers l'agro-écologie ou l'agriculture écologiquement intensive et developper des micro-fermes partout sur notre territoire, développer l'autonomie alimentaire, réapprendre à se nourrir et à cuisiner. Cela permet de répondre a de nombreux enjeux environnementaux, sociaux, de santé, d'alimentation, de pauvreté, d'emploi, de bien-être, etc. Et sera inévitable pour développer un peu de résilience dans un monde qui va être de plus en plus instable compte tenu de la vitesse et de la puissance du dérèglement climatique, des 7 plaies environnementales et des limites planétaires.
  • nécessité de l'Union européenne

    pierre.taupin-lambert@laposte.net - 13 Novembre 2021 - 16h17

    Le rapport introductif se limite à des considérations exactes mais qui souffrent de deux insuffisances graves: 1) elles sont uniquement techniques; 2) elles ne relèvent que de la France. Or notre effort restera inefficient si nous ne tenons pas en compte deux influences majeures: l'influence de nos importations de produits protéiques, (soja, etc. .) sous l'influence décisive des Etats Unis; nous pouvons et nous devons augmenter nos surfaces productives de protéines pour nourrir nos animaux ; (luzerne, pois, soja, lupins, etc...) mais l'OMC devra le permettre! L'autre influence décisive, c'est l'absence de prix garantis pour les principales productions végétales et même animales. Les jeunes agriculteurs qui s'installent ne peuvent pas présenter au Crédit Agricole un budget prévisionnel valable tant qu'ils risquent de le voir invalidé par l'instabilité des prix mondiaux. La politique des prix garantis a merveilleusement fonctionné pendant 50 ans en France puis en Europe. Le libéralisme introduit par les anglo-saxons se révèle catastrophique par ses résultats économiques et sociaux, au moins en France. Les agriculteurs supportent depuis toujours le risque climatique; il leur suffit! Je demande que la France exige de l'Union européenne une action coordonnée avec la sienne, et qu'elle n'hésite pas à bousculer la Politique agricole commune actuelle, qui est de moins en moins européenne et de plus en plus libérale. Si un gouvernement français, de quelque tendance qu'il soit, veut imposer aux agriculteurs des efforts soutenus et rapides en matière écologique, il doit pouvoir leur garantir des prix connus, suffisants pour maintenir leurs revenus et stables. Sinon échec garanti. Le libéralisme actuel en est incapable.
  • Agroforesterie

    Azertyuiop - 13 Novembre 2021 - 16h09

    L'agroforesterie est reconnue par tous les instituts de recherche sur l'agronomie, pourtant cette méthode qui implique des changements importants dans la méthode de travail des agriculteurs est très peu accompagnée (notamment dans les chambres d'agriculture) et favorisée financièrement.
  • Leviers pour une agricultures bas carbone

    jason_bourne - 10 Novembre 2021 - 22h06

    Une grande majorité des émissions liées à l'agriculture proviennent de l'élevage. L'enjeu est donc de réduire le cheptel français et ceci passe par une alimentation moins carnée et une baisse du gaspillage alimentaire. Donc in fine une agriculture moins intensive, et plus facilement compatible avec des concept d'agroécologie (agroforesterie, culture sur sol vivant, etc.) qui favorise le stockage carbone dans les sols et est bénéfique pour bien d'autres aspect environnementaux. Le développement des énergies renouvelable dans les exploitations est un plus, mais ne doit pas en venir en compensation des émissions de l'agriculture. Par ailleurs, agriculture moins intensives dits multiplication des petites exploitations et du nombre d'emploi. Une réflexion doit être menée pour faciliter l'accès au foncier agricole au nouvelles personnes souhaitant s'installer.
  • retrouver le bon sens de nos alleux paysans

    jEAN-MICHEL AVINIO - 10 Novembre 2021 - 21h59

    Pour commencer labourer et une aberration écologique, préservation des sols, semis direct. Agroforesterie qui fertilise les sols, protège les cultures des canicules, produit du bois. Culture tournante, nourrire la terre de matières organique, laisser faire les vers de terre, arrêter de détruire la faune microbienne et bactérienne. Restaurer les systèmes hydrique de nos campagnes ( marre, fossé, zone humide), qui permettent un drainage efficace et ainsi lutter contre les inondations. En résumer arrêter de ce comporter comme des industriels de la terre et non comme des paysans!
  • Sécurité sociale alimentaire

    Scrat - 10 Novembre 2021 - 15h58

    Comme pour la santé, une partie du salaire sera cotisé ! On va payer selon son salaire et on pourra manger selon ses besoins. La somme cotisée permettra alors de financer l'évolution de ce secteur !
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