Il faut arrêter le dogme d'un futur tout électrique des bâtiments : ni réaliste ni économiquement ni techniquement soutenable

HortalB - 13 Janvier 2022 - 11h47

je pense que l’électrification massive des bâtiments neufs n’est pas réaliste, ni économiquement, ni techniquement vis-à-vis des pointes hivernales de consommation. L'exemple de cet hiver avec les alertes RTE pour baisser les niveaux de chauffage cette semaine (application Ecowatt) en sont une illustration parfaite. Que se passera-t-il dans un futur massivement électrifié quand on additionnera les besoins de recharge des véhicules et de chauffage lors des pointes de conso ? Dimensionnera-t-on les réseaux élec pour ces pointes ? Qui paiera ? Il ne peut y avoir qu'une seule solution énergétique si l'on veut un système énergétique résilient. Il est donc important de conserver une nécessaire neutralité technologique vis à vis des bâtiments et tout aussi important d’y intégrer le problème de la pointe (exemples PAC hydrides). L’interdiction d’utiliser des solutions gaz renouvelables (biométhane ou H2) dans les constructions neuves est à ce titre un dogme qu’il faudra absolument revoir et combattre vis-à-vis du secteur du bâtiment. Pourquoi des communes ayant investi dans la production locale de Gaz renouvelables sur leur territoire ne pourraient elles pas l'utiliser en économie circulaire locale pour chauffer leurs HLM, leurs gymnases, leurs écoles, leurs bâtiments municipaux ? Il convient donc de privilégier pour le secteur du bâtiment un mix de solutions réalistes et abordables en combinant électricité ET gaz renouvelables en fonction des besoins, des usages et des ressources disponibles (réseau déjà existant ou pas). Il faut laisser le choix aux citoyens, aux collectivités, aux clients finaux de choisir quelle ENR et quelle énergie ils souhaitent flécher et privilégier pour chacun de leurs usages. Le choix final doit appartenir aux clients et à chaque consommateur et il doit reposer sur un mix élargi "des possibles".

Retour en haut de page