Publié le 13/11/2022 - 12h03
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A - Assurer une planification qui concilie à la fois les enjeux de transition énergétique, d’environnement, d’équité territoriale, de sécurité d’approvisionnement et de respect de nos objectifs énergétiques et climatiques
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B - Soutenir les investissements, le cas échéant en complémentarité des dispositifs de soutien nationaux, et dans le respect du droit européen relatif aux aides d’Etat
Il est évident que ces lois dites LTECV et PPE s'avèrent s'inscrire complètement à l'opposé de ce qui devrait tendre vers une adaptation permanente des besoins énergétiques du pays et particulièrement de ses besoins en électricité, laquelle est alignée sur une croissance économique qui demeure un objectif politique. Parier sur le renouvelable est louable, mais assurer une garantie d'approvisionnement par ces moyens est imprudent. Cependant, éolien, solaire,.... seront utiles (non indispensables), pour assurer un socle, même fragile, de nos besoins en électricité. Ce qui demeure indispensable, entre autres, pour retrouver notre souveraineté en matière d'alimentations électriques, est de se remettre rapidement à l'ouvrage pour renforcer nos capacités en énergie nucléaire, soutenir un programme d'investissements conséquent et laisser EDF, sans la démanteler, assurer son prévisionnel en besoins de production pilotable, fiable et sûre, et ne pas mêler les technocrates à cette vision prospective. Avec la coupure de l'approvisionnement en gaz, source carbonée bénie ces dernières décennies, la prise de conscience de nos errements passés est douloureuse, jusqu'à aller à prévenir les Français qu'ils risquent de se retrouver dans le noir si l'hiver est rigoureux. C'est un comble et pourtant ce n'est pas faute d'avoir reçu des alertes averties de nombreux scientifiques que le parc nucléaire devait être renouvelé pour assurer la sécurité d'approvisionnement en électricité du pays, compte tenu que nos centrales avançaient en âge. On a préféré légiférer : fermeture de Super Phénix, de Fessenheim, limitation de la production nucléaire à 62 MW, programmation d'arrêt de 14 réacteurs, tout ça sur des bases purement idéologiques ; c'est normal, la pression de Bruxelles, sous la pression de l'Allemagne, inondée de lobbys anti nucléaires, ajoutée à celles de nos propres lobbys anti nucléaires qui constituent les conseillers ministériels, ont abouti à cet étranglement de nos capacités à répondre aux appels de consommations électrique. Il a fallu que la France se batte pour inclure le nucléaire dans la taxonomie énergétique, alors que le gaz ne posait pas problème. Ca pose question ! Et on s'est débrouillé pour qu'au final, le prix du kWh électrique soit aligné sur celui du gaz alors que notre pays est capable de produire une électricité à prix raisonnable, à très faible émission de GES, grâce à son nucléaire. Pour l'heure, on n'a que des effets d'annonces pour une relance de la production d'électricité nucléaire, sans objectif précis. On n'a aucun signe encourageant pour développer une génération IV qui devrait présenter davantage de garanties sur les plans sûreté et déchets nucléaires ultimes. Il est aujourd'hui démontré que le renouvelable ne produit que 25% de sa puissance installée ; c'est peu au regard des investissements qui ont été nécessaires. EDF, malgré ses difficultés techniques du moment, produit tout de même plus de 50% de la puissance appelée. L'Europe, c'est beau, mais elle commet régulièrement des erreurs d'appréciation, et l'une d'elle, c'est avoir imposé la mise en concurrence d'un produit comme l'électricité, d'avoir obligé la France à inventer un dispositif comme l'ARENH, de vouloir démanteler notre production hydroélectrique nationale, en définitive avoir précipité EDF dans la ruine. D'une entreprise intégrée qui fonctionnait très bien en assurant l'ensemble de la cascade aboutissant au compteur électrique du client, sans tromperie, on en est arrivé à une entreprise moribonde à qui on demande de casser son outil de production et ensuite l'accuser de ne plus savoir répondre aux besoins du pays. En conclusion, il est urgent que l'on annonce ouvertement une reprise d'un programme nucléaire, faisant fi de ces lois scélérates LTECV, PPE et autres qui ne correspondent à aucun critère démontrable de leur validité, alors que les critères de fourniture eux, sont bien précis. Cependant, en attendant un retour d'EPR, de SMR, ..... il sera nécessaire de trouver des appoints qui s'appellent EnRi, mais qu'il est impropre d'appeler énergies complémentaires au nucléaire en raison de leur intermittence, sans compter qu'il faut les appuyer de moyens additionnels de thermique à flamme : voir ce qui se fait en Allemagne qui a démarrer il y a peu, une centrale à Charbon à Datteln (1100 MW) !
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