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Publié le 17/01/2023 - 22h31

Vincent P

  • C - Que l’Etat joue un rôle central, pour les consommateurs comme pour les producteurs, avec un rôle redistributif. Il s’agirait de répartir le plus justement possible soit les coûts lorsque le financement de nouveaux moyens de production n’est pas rentable, soit les bénéfices lorsque les installations existantes produisent de l’énergie vendue ensuite à des prix élevés.

Même avec l'aide énorme de l'ARENH, la mise en marché de l'électricité s'est révélé désastreuse avec notamment un harcèlement commercial pour les consommateurs, des fournisseurs subventionnés par l'ARENH qui ne produisent pas un Wh, un coût en hausse et la débandade ridicule des fournisseurs alternatifs avec la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine. De plus, du point de vue moral je considère que l'énergie est un bien commun et l'accès à celle-ci un droit, et donc que sa gestion et sa production doit être confiée à la collectivité et non à des acteurs privés qui en feraient commerce. L'électricité, de sa production à sa distribution, doit relever d'un monopole public. De surcroit il apparaît nécessaire de réduire, de gré ou de force, notre production d'énergie. On ne peut pas raisonnablement attendre d'acteurs économiques motivés par le profit d'investir dans un secteur voué à la décroissance. La puissance publique doit intervenir pour financer et investir dans cette énergie. Cela pourrait également plus facilement permettre un rationnement en période difficile s'il n'y a pas d'intérêts privés en jeu et de permettre par exemple une allocation électrique gratuite par foyer afin de protéger les plus pauvres de l'inévitable augmentation du coût de l'énergie. Collectiviser son financement permet également de répartir plus efficacement l'effort financier des citoyens plutôt que d'avoir recours à un système de marché où les plus aisés pourraient s'acheter le luxe de gaspiller, même si l'impact énergétique serait relativement faible. Enfin il me paraît nécessaire, vu l'ampleur des changements à apporter, de planifier la transition énergétique et donc d'en centraliser le pilotage et d'en assurer un contrôle démocratique par le biais des institutions publiques.