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Publié le 22/10/2022 - 12h32

Raoul_666

  • D - Son impact financier local (pour la collectivité ou les riverains)

  • G - La concertation avec tous les acteurs du territoire tout au long de la conception des projets

L’impact financier positif des ENR localement est intéressant et peut être renforcé (fiscalité, offres locales d’électricité verte, possibilités pour les collectivités locales et les établissements publics de souscrire sur le long terme pour l’achat de l’électricité produite par une installation ENR locale). Par ailleurs les gros projets font déjà l’objet de débats publics ou de concertations avec garants. En ce qui concerne les plus petits projets, la concertation peut être développée et c’est d’ailleurs ce que font dès aujourd’hui les développeurs sérieux. Toutefois, il faut être clairs avec les gens, faire porter au niveau local un débat qui relève de la stratégie nationale n’est pas juste, ni pour les développeurs, ni pour les riverains. Un débat public ou une concertation locale se transforme immanquablement en affrontements polarisés pour / contre en prenant en otage des enjeux nationaux pour la préservation d’intérêts personnels ou très locaux qui sont légitimes également. Les participants prennent cette consultation pour ce qu’elle n’est pas : un référendum local. Évidemment, il est toujours possible de se baser uniquement sur les projets initiés par les habitants d’un territoire, qui légitimement ne répondront qu’à des besoins locaux, les leurs. Et encore cela ne sera pas complet à moins de ne consommer qu’ultra localement et de ne pas se déplacer. Si cela peut être un projet de localisme, et pourquoi pas à condition d’être débattu par tous les français, cela ne fait pas une politique énergétique nationale pour réduire l’empreinte carbone de tous en assurant une solidarité et la meilleure répartition de l’énergie entre tous les français. Il serait dès lors bien étrange de regretter l’absence de planification énergétique ou d’objectifs ambitieux. La meilleure garantie des intérêts particuliers et collectifs reste la loi, discutée, validée par les représentants élus sur un programme qui a été discuté largement avant les élections. Nous n’en sommes pas encore là sur le sujet de la transition énergétique… Il faut noter que les centrales historiques nucléaires et thermiques n’ont pas fait l’objet de telles concertations locales, qui n’existaient pas dans les années 70 et 80… J’attends de voir avec curiosité les réactions dans le cadre du débat public qui s’ouvre ce mois-ci sur le nouveau nucléaire en France et les deux premiers réacteurs à Penly en Normandie. Ils seront sur site existant, faisant le pari de l’acceptation historique … sans débat !