Publié le 19/12/2022 - 14h41
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F - Les enjeux de planification : il faut donner de la visibilité sur l’utilisation de l’espace maritime à long terme pour l’éolien en mer
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G - La concertation avec tous les acteurs du territoire tout au long de la conception des projets
Les exemples étrangers montrent que si la planification est bien faite, l'impact sur la biodiversité est limité (surtout par rapport à celui des activités existantes, notamment pêche et transport maritime...). L'impact paysager est de nature symbolique pour la plupart des parcs (à peine visibles de la terre), les terriens n'imaginant apparemment pas l'horizon marin autrement que vide... La plaisance n'a rien à craindre de parcs au large, bien visibles et très peu denses (une éolienne tous les 1,5 km...) ; il faut limiter les zones ouvertes à la pêche aux arts traînants (chalut...), destructrice de l'environnement: profitons des parcs éoliens pour protéger la biodiversité marine de cette pêche. La mer est un espace public, elle n'appartient pas aux pêcheurs ni aux autres usagers, et son usage raisonné devrait faire l'objet d'une planification ouverte à tous les citoyens. Et l'énergie est la principale ressource renouvelable en mer (largement suffisante au total pour répondre à tous les besoins énergétiques de l'humanité). La construction de parcs éoliens en mer est une activité très technique, et comme la plupart des activités maritimes les emplois très spécialisés qu'elle crée ne pourront pour l'essentiel pas être localisés dans les territoires littoraux (à plusieurs dizaines de km des parcs). Mais ces territoires devraient bénéficier de tarifs privilégiés pour l'énergie produite; toute celle qu'il consommeront évitera la construction de nouvelles lignes à haute tension.
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