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Publié le 22/12/2022 - 15h08

O_Laurent

  • C - L’impact financier : il faut choisir les parcs qui sont les plus compétitifs en termes de coût, quitte à ce qu’ils soient plus visibles

  • G - La concertation avec tous les acteurs du territoire tout au long de la conception des projets

L'impact paysager est un faux enjeu : on ne dirait rien si les éoliennes de St Nazaire étaient des porte-conteneurs attendant l'entrée au port, alors qu'ils seraient beaucoup plus visibles depuis la côte. De plus, pardon mais la plupart du temps, le ciel côtier est chargé d'humidité (pour ne pas dire de pluie) et les éoliennes sont alors invisibles. L'impact sur la biodiversité est encore mal connu mais déjà de véritables pavés sur les études d'impacts existent, les parcs existants sont suivis à la loupe et on constate dans la plupart des cas une repopulation de l'environnement une fois le parc installé (donc le retour des poissons pour la pêche). Et pendant la construction, les techniques se sont aujourd'hui largement améliorées pour éviter par exemple le battage de pieux qui perturbe la faune sous-marine. Les parcs éoliens en mer peuvent dynamiser le tourisme ! C'est vivre dans l'ère du temps que d'aller visiter un parc éolien, de comprendre son fonctionnement et de se rendre compte de la quantité d'énergie produite grâce aux vents forts et constants en mer. La création d'emplois locaux découle forcément de la construction et l'exploitation d'un parc en mer, puisqu'on fait appel aux transporteurs locaux et que les bases de maintenance doivent ensuite être situées au plus proche. Les 2 enjeux principaux sont donc : la concertation avec le territoire (pour se multiplier, la technologie doit bénéficier d'une bonne acceptation locale), et la compétitivité économique (aujourd'hui, aller construire et exploiter en mer reste plus cher que sur terre, donc réduisons au maximum les coûts en se rapprochant des côtes : la limite sera la vitesse de vent qui réduit à l'approche du littoral).