Publié le 23/11/2022 - 18h53
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A - Les impacts sur la biodiversité
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B - L’impact paysager : il faut privilégier des parcs loin des côtes, quel que soit l’impact économique sur les projets, quitte à ce que cela augmente les prix de l’électricité
Les éoliennes en mer sont un désastre pour la biodiversité : pour le site de Saint-Brieuc, le préfet a ainsi accordé 59 dérogations de destruction d'espèces protégées au nom de " l'intérêt public majeur" parmi lesquelles de nombreux oiseaux qui nichent juste à côté, dans la réserve naturelle des 7 îles et au Cap Fréhel, ainsi que des mammifères marins comme le grand dauphin, la Manche abritant la plus grande colonie d'Europe de ces animaux. Le forage en cours, inaudible en surface, produit sous l'eau des ultrasons de 200 décibels, niveau mortel pour l'homme et dont on imagine les conséquences terribles pour les dauphins qui communiquent, se reproduisent et s'alimentent grâce à un système très complexe de sons. L'association Sea Sheeperd tente d'alerter le public sur ce sujet mais on ne les entend pas beaucoup. Ils ont porté plainte devant la Commission européenne pour dérogation illégale concernant une espèce en voie d'extinction, le puffin des Baléares. On ne peut pas "sauver la planète" en la détruisant, et au nom de la décarbonation, menacer la faune marine, c'est complètement absurde. D'autres projets, encore plus gigantesques que celui de Saint-Brieuc sont prévus sur tout le littoral français, en Normandie, au large des îles d'Yeu et Oléron et en au large de Belle-île (62 éoliennes de la taille de la tour Montparnasse), et cette accumulation aura un impact désastreux sur les oiseaux, qui ne pourront pas éviter ces parcs lors de leur migration. Ces éoliennes en mer sont à bannir absolument.
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