Publié le 25/11/2022 - 22h55
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B - L’impact paysager : il faut privilégier des parcs loin des côtes, quel que soit l’impact économique sur les projets, quitte à ce que cela augmente les prix de l’électricité
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G - La concertation avec tous les acteurs du territoire tout au long de la conception des projets
J'ajoute que les scénarios avec de très fortes progressions de la puissance installée, très au-delà de ce qu'a su faire l'Allemagne, sont illusoires, nous ne tiendrons pas ce rythme. Pour donner une petite idée des chiffres, 62 GW d’éolien offshore représente environ 124 parcs St Nazaire. De plus il faut rappeler que les énergies intermittentes, comme le solaire ou le vent, sont non pilotables et nécessitent des centrales classiques pilotables (ou nucléaire si l'on veut peu de CO2) en support pour éviter les délestages du réseau. Cette condition technique est inévitable tant qu’il n’existera pas de solution de stockage industrielle d’énergie de masse à haut rendement à l’échelle des puissances en jeu ce qui permettrait de lisser les variations de charge de ces EnR et de diminuer le besoin en support. RTE prévoit ce type de stockage à l’horizon 2050 mais rien n’est moins sûr dans la prochaine décennie. Nos voisins d’Outre-Rhin, malgré 65 GW d’éolien installés et 62 GW de solaires, font actuellement tourner à plus de 70% de charge leurs centrales charbon (38 GW installés) et à 30% leurs centrales gaz (32 GW) dès que le vent tombe ou que le soleil est occulté (la nuit ou les journée nuageuses), tout ça pour un dégagement de CO2 six fois supérieur à celui de la France. Soyons plus réaliste dans le mixte énergétique. Comme je le suggère dans la partie nucléaire le scénario RTE N1, voire N2, nécessiterait de multiplier par 11 (au lieu de 21) la puissance installée du solaire, par 3 (au lieu de 4) celle de l’éolien terrestre et d’installer 45 GW (au lieu de 62 GW) d’éolien off-shore. C’est déjà un gros challenge mais plus réaliste par rapport au scénario M0. Un glissement du scénario N1 (8 nouveaux EPR) vers N2 (18 nouveau EPR) nous permettrait de diminuer encore ces puissances installées d’environ 20%.
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